Origins of Cinema

Le 28 décembre 1895, les frères Lumière organisaient la première projection publique et payante du cinématographe au Grand Café à Paris. Les films projetés incluaient La sortie de l’usine Lumière à Lyon ainsi que L’arroseur arrosé, la première fiction filmée.

À l’occasion des 130 ans du cinéma, du 18 mars au 14 juin 2026, le Palace propose l’exposition Origins of Cinema retraçant l’évolution des premiers dispositifs de projection, de la lanterne magique aux premiers projecteurs Pathé-Frères, en passant par le cinématographe Lumière.

Avant de devenir le septième art, le cinéma a éprouvé une série de dispositifs d’envergures différentes. L’exposition s’ouvre sur une série de lanternes magiques, ces appareils de projection rudimentaires qui faisaient déjà voyager à travers des récits illustrés. Longtemps considérées comme de simples jouets ou attractions foraines, elles constituent pourtant l’un des socles techniques et culturels du spectacle cinématographique. 

Le parcours s’intéresse aussi aux expérimentations menées outre-Atlantique avec le Kinétoscope de Thomas Edison. Proposant une vision individuelle par œilleton, ce dispositif précède la projection collective et témoigne des voies multiples explorées à l’aube du cinéma.

L’évolution technique est rapide. Du cinématographe Lumière au premier projecteur professionnel des frères Pathé, c’est tout un secteur industriel qui se structure. L’exposition présente une soixantaine d’appareils, d’accessoires et d’images d’époques et s’appuie sur la collection et le savoir encyclopédique de Jean-Pierre Verscheure, historien des techniques du cinéma et collaborateur régulier du Palace.

L’expérience ne se limite pas aux vitrines. Plusieurs événements vous permettront de (re)découvrir les conditions originelles de projection – notamment par des démonstrations du Cinématographe Lumière – ou d’en apprendre davantage sur l’évolution des techniques d’image et de son. 

Une programmation associée vous fera voyager entre les différents formats et supports, le muet et le sonore, les genres narratifs des plus simples aux plus sophistiqués. 

Des images fixes, puis tremblantes jusqu’au aux chefs-d’œuvre restaurés, l’exposition et sa programmation invitent à redécouvrir la naissance d’un art qui, en un peu plus d’un siècle, n’a cessé de se réinventer.