01.07.2026 > 23.08.2026
Pour cette 5e édition des Sun Screens, deux lignes thématiques se sont imposées à nous avec d’une part, la mise à mal de la bourgeoisie et de l’autre un questionnement sur le pouvoir et la manipulation.
Profitant de la sortie de Rosebush Pruning de Karim Aïnouz, un remake singulier, pop et trash de I pugni in tasca de Marco Bellocchio pour tirailler une certaine élite, nous vous proposons de redécouvrir La cérémonie de Claude Chabrol, Préjudice d’Antoine Cuypers, The Handmaiden de Park Chan-wook, Festen de Thomas Vinterberg ou encore Belle de jour et Le charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel.
Le petit monde du cinéma sera lui aussi mis en question au travers du regard d’Amin, le protagoniste de Mektoub, My Love, double cinématographique d’Abdellatif Kechiche. Tournés il y a plus de dix ans, montés séparément, les deux chapitres proposés deviennent les témoins d’une époque avant et après #MeToo.
En écho au stupéfiant Orwell : 2+2=5 de Raoul Peck, tout comme aux manipulations capricieuses des figures divines, une sélection de titres éclectiques vous permettra de remettre en cause le pouvoir : Dr. Strangelove et Paths of Glory de Stanley Kubrick, 1984 de Michael Radford et Animal Farm, grand classique de l’animation de Joy Batchelor et John Halas. Mais ce sera aussi l’occasion d’une prise de distance récréative avec Le dictateur de Charlie Chaplin, Inglourious Basterds de Quentin Tarantino ou encore The Favourite de Yorgos Lanthimos.
La sortie de l’éblouissant Silent Friend d’Ildokó Eyendi sera l’occasion de revenir sur sa filmographie. Outre ses travaux les plus récents, On Body and Soul (Ours d’Or en 2017) et The Story of My Wife, vous pourrez en découvrir le premier long-métrage, My 20th Century récompensé de la Caméra d’Or à Cannes en 1989.
Enfin, nous vous proposons d’aller à la rencontre du cinéma d’Ingmar Bergman au travers de quatre titres emblématiques de sa filmographie dans des versions restaurées magnifiques Summer with Monika, The Seventh Seal, Persona, Wild Strawberries.
Nicolas Gilson, programmation